02 août 2010

La sécurité selon le Figaro

Voilà, il suffit que je parte en vacances pour que Perpignan ai la chance d'apparaître dans la presse nationale. Et pas n'importe laquelle puisqu'il s'agit du Figaro. La classe ! Sur quoi enquête le Figaro ? La réussite économique ? L'aéroport international et sa connexion TGV ? Le modèle vertueux des politiques locaux ? Ah ben non. Mince ! Non le Figaro rebondit sur le délire grenoblois en enquêtant sur la sécurité à... Perpignan. Remarquez, il y a au moins un point commun sur l'insécurité entre Perpignan et Grenoble, c'est que le patron de la PJ perpignanaise, Christophe Gavat (affaire Bouille dans les P.-O. et Larrat dans l'Aude, entre autres) va, à la rentrée, exercer ses talents à Grenoble.

Bref, sous le titre

Insécurité : «C'était intenable, nous sommes partis»

le Figaro dépeint une situation perpignanaise peu reluisante. Pierre Parrat, adjoint au maire chargé de la sécurité, est cité. Pas Jean-Marc Pujol (maire depuis 2009) ni surtout Jean-Paul Alduy (16 ans à la tête de la ville quand même), lequel pourrait avoir quelques responsabilités dans la situation d'insécurité que brosse le Figaro. Le quotidien évoque notamment dans le chapeau (l'attaque) de son article :

"Agressions, incivilités, trafics, montée du communautarisme, des tensions raciales et des violences tribales..."

Ce papier est évidemment une aubaine pour Louis Aliot, patron du FN catalan, ex numéro deux national du FN, proche conseiller de Le Pen fille, conseiller régional. Dans un communiqué envoyé hier aux rédactions, il souligne que "notre ville est devenue une ville où l’insécurité devient de plus en plus insupportable. Dans notre cité et dans certains quartiers, les voyous font la loi pendant que la Police ne reçoit pas les ordres nécessaires au rétablissement de l’ordre républicain et que les politiciens locaux minimisent la situation. (...) Cette situation engage aussi la responsabilité des élus locaux, mairie de Perpignan et parlementaires en tête, qui se sont fait élire sur des promesses qu’ils sont bien incapables de tenir ou qu’ils ne veulent pas tenir. A Perpignan on s’occupe plus du bien être de certains voyous que de la sécurité des personnes. Avec l’argent du contribuable, on finance les communautarismes et on achète la paix civile." Louis Aliot assure qu'à la rentrée le FN va mettre en place un service d'aide aux victimes de l'insécurité en place.

Avec les cantonales qui approchent (Saint-Jacques, Bas et Haut-Vernet renouvelables) ça promet une campagne musclée.