20 juillet 2010

Codo se verdit un peu plus

Jean Codognès, conseiller général et municipal de Perpignan, n'en a jamais fait mystère. Et d'autant moins depuis qu'il a été exclu du PS en 2008 alors qu'approchaient à grand pas les élections à la chaussette et qu'il avait refusé de se ranger derrière la candidate officielle, j'ai nommé JAD. Codo, donc, avait nombre de Verts sur sa liste dont la première d'entre eux Katia Mingo.

Rebelote en 2009. Seulement le Codo flanqué de dame Ripoull n'a pas vu venir le coup qu'il ne placerait que 3 conseillers municipaux à Perpignan. Lui, donc, tête de liste. Cloclo fidèle à elle-même d'abord et au Modem ensuite. Et enfin Grau, Romain, qui s'est empressé de se jeter dans les bras d'Alduy. La numéro 4 de la Codolist, Katia Mingo, est restée dans les choux (non traités tout de même). Et depuis, en dehors du fait qu'il semble convaincu du bienfondé du discours d'Europe Ecologie (ce qui n'est pas tout à fait la même chose que les Verts, mais enfin bref), et depuis, donc, il a culpabilisé. Il faut dire que Mingo a dû un peu l'aider tout de même.

Codognès est proche des Verts, d'Agnès Langevine en particulier, et voilà donc qu'il est allé vendredi dernier, à Maugio, à une réunion d'élue d'Europe Ecologie. Il y avait là, entre autres, Dany le Rouge désormais vert, José big Moustache, et Jean-Louis Roumégas. But de la réunion : "faire vivre un réseau d’élus en Languedoc Roussillon, tel que proposé à la convention Europe écologie du 8 mai dernier à Montpellier". A cette fin, une association a été constitué. "L’association s’est dotée d’un conseil d’administration de 20 membres et d’un bureau de 7 membres: un représentant par département de la région plus deux secrétaires généraux. Cette direction est transitoire, elle a pour mission de développer le réseau, de mettre en place les premières actions. Une assemblée générale se tiendra début 2011 pour permettre à chacun de trouver sa place dans la structure", nous apprend la newsletter d'EE.

Et qui retrouve-t-on dans le CA transitoire de cette association ? Franck Huette, conseiller municipal de Thuir, Vert de longue date. Marcel Fourcade, maire de la Llagone, sur la liste EE des régionales dernières et... Ben oui, Jean Codognès. Bon, ce n'est sans doute pas un scoop puisqu'il s'affiche et entre dans une structure officielle, mais ça risque d'éclairer les futures échéances électorales. Aux cantonales de mars, s'il n'a pas l'investiture PS (encore que si Solférino réintègre, pourquoi pas lui ?) il risque fort d'avoir celle d'Europe Ecologie. Il y en a que ça risque de rendre vert.

Commentaires

Les verts seraient-ils des politiciens comme les autres? Des structures, des places,des clients...
Et moi qui croyais qu'ils voulaient sauver la planète, promouvoir le développement durable,proposer une alternative de développement, j'ai l'impression qu'ils investissent surtout dans les egos en danger de n'être pas réélus ou dans ceux en puissance de l'être.
C'est sûr, ils font rêver.

Écrit par : leon | 21 juillet 2010

Avant "Codo", Arthur Conte et Paul Alduy ont changé de couleur politique: Arthur d'abord SFIO est devenu UDR en 1968 et Paul rosé au départ est devenu UDF en 1972.Codo qui connaît bien l'histoire voudrait bien exister lors des cantonales ou même lors des prochaines législatives.Meme s'il n'a pas la "pointure" de ses deux prédécesseurs il se place!

Écrit par : Kamé leon | 21 juillet 2010

Les écolos c'est comme les pastèques : vert dehors, rose dedans !

Écrit par : JFL | 21 juillet 2010

Le plus inquétant pour le PS est la fuite des cadres vers Europe Ecologie. Un peu comme sous l'ancienne Union Soviétique . Les transferts ne se font que dans un sens. A lire: Les derniéres publications de la fondation J.Jaures.

Écrit par : Maria SLOVAKESKI | 24 juillet 2010

Ah, ah , ah mascarade quand je te vois!!

Le Codo, girouette et opportuniste telle est sa devise, il n'a qu'à aller grossir les rangs de l'UMP et de son colistier et ami Romain GRAU. Faignant qu'il n'en peut plus, invisible sur son canton du haut vernet depuis son élection, et n'a que faire de sa mission de conseiller général. Pour lui le vert n'a que la couleur qu'il partage de désir avec son amie Agnès LANGEVINE. Si sa copine avait été nouveau centre, il aurait incruster le parti NC, voilà ce qui anime l'ami CODOGNES, après avoir permis à son mentor ALDUY de conserver la ville de Perpignan, après cette affaire rocambolesque de la chaussette et toute une politique qui mènera Perpignan à la catastrophe. Il a été l'associé et avocat du diable, demain il investira un nouvel habit pour se réclamer de l'écologie, Daniel, Cécile et les verts devront se méfier de ce traître à la manière je t'aime pour mieux te tuer, ils n'ont qu'à venir sur son canton de prédilection pour s'en rendre compte.

Écrit par : Albert | 24 juillet 2010

Jean Codognes fin connaisseur du code de procédure pénale , par son adhésion tardive à Europe écologie, formule un recours en grâce, tel le Spoutnz de Pagnol; il sait que tout condamné à mort aura la tête tranchée.
Qu'il demande à Robert Badinter de le faire réintégrer là où il n' a adhéré que par interêt.

Écrit par : Gustave Delory | 27 juillet 2010

Mais ou va donc finir l'ami codognès! Petit oui il l'est, celui que j'ai soutenu en son temps et désabuser par la suite, il m'expliquait sans relâche qu'il réussirait à déloger Bourquin du CG, pour en prendre la présidence, il disait qu'il deviendrait tôt ou tard le patron du PS local, expliquant que la fin du patron du PS avait sonner. Il a fini par rompre ce petit codognès, lui qui n'avait que faire de l'écologie, a semble t'il trouver une dévotion plantueuse écologique dans un parti qui n'aura jamais de place pour ce type de personnage. Peut être que l'ami codognès et (...) agnès langevine seront déloger Roumégas de la présidence régionale des verts, pour semer à nouveau le trouble dans un parti, ça a peut être commencer avec le résultat catastrophique des régionales en Mars 2010, signe de mauvaise augure pour les verts.

Écrit par : Yves | 31 juillet 2010

Le manque d'affect affiché présuppose une inclination à se faire rejeter. Mieux vaut être Horace ou Curiace que Vorace ou Coriace précisait Alfred Jarry dans Ubu Roi. Paraphrasant le Don Diegue et à l'adresse du quidam cher Yves, je serais tenté de citer l'acte I scène VI "Meurs ou tue". Comme il n'a pu tuer, il n'a plus qu'à périr
Dans un coin, un recoin l'animal va finir.
Et de terminer en son apothéose par les mots de Coneille :
Perpi " si tu te plains que c'est là te trahir,
Fais toi des ennemis que je puisse haïr". (Sabine acte I scène 1)
A vivre dans l'opposition et dans la nostalgie de ses indemnités parlementaires on y perd le sens de l'intérêt général et de la décence.
Requiscat in pace.

Écrit par : Gustave Delory | 01 août 2010

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