19 juin 2010

Le PR s'agite à nouveau

Voilà longtemps que le PR local n'avait pas fait parlé de lui. Eh bien en quelques semaines, il revient sur le devant de la scène.

La victoire d'Irles à la présidence de l'UMP est peut-être le déclencheur de tout ça. Irles qui est PR (même si c'est discret) et qui s'entoure ou s'entourerait de radicaux au sein de l'UMP (Rallo, Beaufils...). Pure coïncidence, voici trois semaines, les instances locales du parti, coprésidé par Fabrice Villard et François Rivière, ont reçu un courrier de Paris demandant apparemment à la fédération de pousser François Rivière vers la sortie. Et voilà que l'on parle de démission de l'ancien candidat aux municipales de 2009, démission qui serait accompagnée de celle de Fabrice Villard.

Que disent ces deux messieurs. Je n'ai eu que François Rivière au téléphone, lequel s'exprime au nom des deux coprésidents. "Oui, c'est vrai qu'il y a trois semaines nous avons reçu un courrier de Paris suggérant que François Rivière (oui il parle à la troisième personne) se mette en réserve du parti et qu'il soit suspendu. Dans le même temps, remarquez, j'ai reçu ma carte 2010. Alors il y a dix jours, avec Fabrice, nous avons réuni le bureau départemental qui a voté, à l'unanimité, une motion me soutenant et expliquant que l'on ne comprend pas pourquoi Paris se mêle de ça alors que nous avons été élu démocratiquement à la présidence." C'est en décembre dernier que François Rivière était sorti du chapeau pour une coprésidence avec Fabrice Villard à la tête du PR local pour succéder à Marcel Zidani. Une apparition qui avait suscité l'émoi (c'est un euphémisme) chez Alduy et chez Beaufils jusqu'alors vice-présidente.

Alors, ces soubresauts parisiens, d'où viennent-ils ? Rivière, sans le nommer, pense très fort à JPA, l'ancien maire de Perpignan toujours vice-président national du PR, qui décidément a toujours envie d'être dans le jeu très politique local. "La vie du PR local est paisible, mais si PAris veut me mettre en réserve, c'est l'ensemble du bureau départemental qui s'y mettra. Nous avons même évoqué une démission collective. Mais nous préparons une vraie réflexion pour l'avenir de Perpignan et nous sommes en train de nous organiser pour la mener à bien", souligne Rivière. Nous y voilà ! Les municipales de 2014 excitent déjà tout le monde. Rivière ne veut pas confirmer.

On voit mal le bureau départemental démissionner en bloc. On voit mal Rivière et Villard lâché un outil politique utile pour on ne sait jamais, mais on ne comprend pas encore à quel jeu joue l'ex-maire. Peut-être souhaite-t-il juste casser un jouet qui lui échappe, comme lui échappe doucement la ville. Selon François Rivière, toujours coprésident, donc, le PR 66 compterait 250 adhérents. Un beau jouet...

Commentaires

A Perpignan, le mélange des genres (politique et économie) a un goût amer.

Il faut savoir choisir l'un ou l'autre.

Je pense que M. Rivière n'est pas fait pour la politique et devrait, comme c'est un brillant élément, cultiver son jardin ou faire des affaires, mais pas s'enferrer à Perpignan. Il mérite mieux. Non?

Une question : que s'est-il passé pour M. Villard. Chef de cabinet à l'agglo, adjoint à la ville puis plus rien après les dernières municipales. M. Alduy ne s'est jamais expliqué là dessus et M. Villard non plus. Y a t'il injustice ou pas? Ont-ils signé un pacte de non agression?

Écrit par : Evy | 19 juin 2010

Bien vu Guillaume,
Effectivement, les jours passant, JPA voyant petit a petit son "importance" fondre comme neige au soleil. Mairie, car l'équipe municipale ne le regarde plus, les perpignanais commencent a l'oublier. Les parlementaires UMP n'en peuvent plus de ses frasques gauchisantes. Et sans parler des conspirations a peine masquées qu'il mène pour s'assurer de conserver son siège de sénateur. Une fois le scrutin sénatorial passé, beaucoup comprendrons mieux, je pense, les résultats étrange des cantonales passées et a venir.
Pour le PR Idem, il est fou de rage de constater que Villard pense et agit sans lui, et se permet même de travailler avec Rivière, qui rappelons le est venu a Perpignan en grande pompes, le tout organisé par JPA lui même. A demissioner, j'espere qu'ils seront nombreux pour laisser a JPA une coquille vide.
Donc JPA pratique la technique de la terre brulée. Après lui le déluge, le désert. Donc il casse tout derrière lui. Et d'ailleurs Jean Marc PUJOL devrait s'en méfier car il a probablement les mêmes projets pour lui.
Bourquin et JPA n'ont probablement jamais été aussi proches...........ou alliés.

Écrit par : Bourkinator | 19 juin 2010

Alduy n'a jamais supporté d'avoir été ridiculisé dans tout le pays par la grotesque affaire des chaussettes.
Il ne digère pas vraiment de ne plus être maire de Perpignan.
Les esprits simples ou trop bienveillants à son endroit imaginent qu'il a choisi de partir de la mairie. C'est une blague. Il a dû partir après avoir été brutalement recadré sur une thématique de sécurité ( qui n'a jamais été la tasse de thé de ce joyeux ludion) et de proximité par les instances nationales de l'UMP. Elles en avaient fait une condition (avec son départ anticipé après sa réelection) pour le réinvestir.
Quant à l'enfumage qui consiste à laisser dire que la présidence de l'agglomération le comble, elle n'abuse que ses affidés...
Dans ce contexte morose, Alduy règle ses comptes politiciens, ce qui, depuis l'exécution du RPR local a toujours été un de ses plaisirs favoris... avec le béton.
A son âge, il devrait pourtant cesser de faire semblant, cesser de se dire de gauche et de vivre à droite et adhérer à la Coopérative de son modèle libertaire, Cohn Bendit..
Alduy serait enfin à sa place.

Écrit par : leon | 19 juin 2010

Quand la droite s'effritte, elle ne fait de détail. Je ne partage toutes les options de Jean paul Alduy mais force est de constater que lorsqu'il s'entoure de compétences, les chantres ronronnants habitués à une économie de rente s'en émeuvent. Jean Marc Pujol a la compétence d'une huître pour gérer Perpignan et Alduy le sait. L'arrivée de certains qui risquent de travailler en symbiose avec la Région et le CG mettant fin à une guerre de tranchées dérange visiblement les rentiers protectionnistes. Souhaitons qu'il ira jusqu'au bout de son nettoyage.

Écrit par : Gustave Delory | 20 juin 2010

Les commentaires sont fermés.